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Tchad : la BAD mobilise plus de 31 millions USD pour renforcer l’énergie et la résilience climatique

Le Tchad et la Banque africaine de développement (BAD) ont signé deux accords de financement destinés à renforcer les secteurs de l’énergie et de l’agriculture, piliers de l’économie nationale. Les accords ont été paraphés à N’Djamena par le Ministre d’État, Ministre des Finances, du Budget, de l’Économie et du Plan, Tahir Hamid Nguilin, et le Représentant résident de la BAD, Francis Sam Yaya Dogo.

Le premier financement, d’un montant de 28,5 millions de dollars, soit 18,6 milliards FCFA, concerne la deuxième phase du Projet d’appui au secteur de l’énergie au Tchad (PASET2). Il prévoit l’hybridation de la centrale de Moundou, le renforcement du réseau électrique de N’Djamena et l’acquisition de 100 000 compteurs intelligents, afin d’améliorer l’accès à l’électricité et la performance du secteur.

Le second accord, évalué à 2,7 millions d’unités de compte, soutient le projet RECAPA / PADIR-CVA. Il vise à améliorer la productivité agricole, développer l’irrigation et renforcer la résilience climatique des producteurs, notamment dans le Mayo-Kebbi Est.

Ces financements s’inscrivent dans le cadre du partenariat stratégique entre le Tchad et la BAD et devraient contribuer à la modernisation des infrastructures, au soutien des ménages vulnérables et à une croissance économique plus durable.

Avec un taux d’accès à l’électricité estimé à 11 %, le Tchad figure parmi les pays les moins électrifiés de la planète. Le contraste entre les territoires est particulièrement marqué : près de 20 % des populations urbaines ont accès à l’électricité, contre moins de 1 % en milieu rural.

Selon la Banque africaine de développement, le pays affiche également la consommation moyenne d’électricité par habitant la plus faible de la CEMAC, à 47 kWh par an, contre une moyenne régionale de 109 kWh par habitant. En clair, un Tchadien consomme moins de la moitié de l’électricité utilisée par un habitant moyen de la sous-région, elle-même déjà en deçà des standards continentaux et mondiaux.

Dans ce contexte, chaque investissement dans les infrastructures électriques revêt une portée stratégique. L’enjeu dépasse largement l’augmentation de la capacité installée : il s’agit de garantir un accès minimal à l’électricité, indispensable au développement de l’agro-transformation, des services, de l’artisanat, des PME et, plus largement, des activités génératrices de revenus.

Danielle N.

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