Baba Hady Thiam : l’avocat d’affaires qui redessine la souveraineté juridique et économique de l’Afrique

Crédit photo-Baba Hady Thiam -LinkedIn
Entre Conakry, Abidjan et Pékin, Baba Hady Thiam s’est imposé comme l’un des stratèges juridiques les plus influents d’Afrique de l’Ouest. Avocat d’affaires franco-guinéen, conseiller des plus grands groupes internationaux et acteur clé du projet minier Simandou, il incarne une nouvelle génération de juristes africains capables de négocier à armes égales avec les géants du secteur.
Un parcours international au service du continent
Formé en France et aux États-Unis, Baba Hady Thiam fait ses armes au sein de deux références du droit des affaires : Gide Loyrette Nouel puis Dechert LLP, à Paris. Durant plusieurs années, il y développe une solide expertise dans l’accompagnement de multinationales, gouvernements, fonds d’investissement et institutions financières.
Cette exposition internationale lui donne un avantage décisif : la maîtrise des standards juridiques globaux, qu’il mettra ensuite au service des enjeux africains.
Thiam & Associés : un cabinet enraciné en Afrique, tourné vers les grands projets
En 2017, il fonde Thiam & Associés à Conakry, avec une ambition claire : bâtir un cabinet africain capable de rivaliser avec les firmes internationales. Le cabinet ouvre ensuite un second bureau à Abidjan, au cœur de l’un des écosystèmes économiques les plus dynamiques du continent.
Très vite, Thiam & Associés s’impose sur des dossiers d’envergure, dont l’un des plus stratégiques de la décennie : Simandou, gigantesque projet d’exploitation du minerai de fer, estimé à 20 milliards de dollars. En tant que conseiller du géant chinois Baowu, Baba Hady Thiam intervient au cœur des négociations, sur un projet qui reconfigure non seulement la carte minière de la Guinée, mais aussi ses perspectives économiques et géopolitiques.
L’un des visages du “deal-making” ouest-africain
Spécialiste des fusions-acquisitions, du capital-investissement, des contrats commerciaux, de la restructuration, du contentieux et du droit immobilier, Baba Hady Thiam accompagne aujourd’hui : des groupes guinéens, africains et internationaux, des institutions publiques et privées, des fonds d’investissement, et plusieurs gouvernements africains, notamment dans la zone OHADA.
Cette polyvalence fait de lui l’un des acteurs les plus recherchés sur les projets structurants du continent.
Sa reconnaissance ne cesse de croître : il figure dans le “Top 100 Legal Powerlist” d’Africa Business+ en 2024 et 2025, consacrant son statut de référence du droit des affaires africain.
Pour une nouvelle génération de cabinets africains
Dans un contexte où les grandes firmes internationales dominaient jusque-là le marché, Baba Hady Thiam défend une vision ambitieuse : « La concurrence est dépassée : l’avenir appartient aux alliances de compétences et aux modèles collaboratifs africains. »
Pour lui, les cabinets africains doivent non seulement monter en expertise, mais aussi capter davantage de valeur sur les grands contrats impliquant les ressources du continent.
Le droit comme levier de souveraineté
Au-delà des dossiers techniques, Baba Hady Thiam porte un projet plus profond : utiliser le droit comme outil de souveraineté nationale et comme moyen de transformer les ressources naturelles en opportunités concrètes pour les populations.
Cette philosophie se retrouve dans son implication : dans la formation de jeunes juristes, dans le soutien à des écoles et initiatives éducatives, dans la promotion de l’entrepreneuriat, et dans l’encouragement du retour des talents de la diaspora.
Un bâtisseur discret, au carrefour du droit, de la finance et de l’industrie
Avocat aux barreaux de Guinée et de Paris, Baba Hady Thiam appartient à cette nouvelle génération de “deal makers” africains qui contribuent à redessiner le paysage économique du continent. Que ce soit dans les salles de négociation de Pékin, dans les ministères de Conakry ou dans les tours d’Abidjan, il avance avec une même constance : rigueur juridique, sens stratégique et vision de long terme. Une combinaison rare, qui explique son influence croissante dans les transformations économiques en cours en Afrique de l’Ouest.
Danielle N.



