CEMAC : un sommet extraordinaire convoqué à Brazzaville pour anticiper un choc économique majeur

Crédit photo- l’Horizon Africain
Les chefs d’État de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) sont attendus à Brazzaville le 22 janvier 2026 pour un sommet extraordinaire, convoqué à l’initiative du président congolais Denis Sassou Nguesso, président en exercice de la Conférence des chefs d’État de l’organisation.
Cette rencontre intervient à peine quatre mois après leur dernière session, un délai inhabituellement court qui traduit l’ampleur des préoccupations économiques actuelles au sein de la sous-région.
Une réunion d’urgence face à des risques imminents
Selon des informations rapportées par EcoMatin, ce sommet vise à anticiper un choc économique, financier et monétaire majeur susceptible d’affecter les six États membres de la CEMAC dès le premier trimestre 2026.
Si les contours précis de ce choc n’ont pas encore été rendus publics, les signaux d’alerte seraient suffisamment sérieux pour justifier la convocation d’une réunion au plus haut niveau, en dehors du calendrier ordinaire de l’organisation.
Une sous-région sous pression
La CEMAC — qui regroupe le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, le Tchad et la République centrafricaine — fait face depuis plusieurs années à des fragilités structurelles : forte dépendance aux matières premières, vulnérabilité aux chocs externes, tensions budgétaires et pression sur les équilibres macroéconomiques.
Dans ce contexte, la tenue d’un sommet extraordinaire laisse entrevoir la nécessité de décisions politiques fortes, susceptibles d’impliquer : des ajustements de politiques économiques, une coordination renforcée avec la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), et possiblement de nouvelles orientations en matière de discipline budgétaire et de stabilité monétaire.
Des décisions attendues
À Brazzaville, les chefs d’État devraient examiner les scénarios de risques auxquels la sous-région est exposée et définir une réponse collective afin de préserver la stabilité économique et financière de l’espace communautaire.
Les conclusions de ce sommet seront particulièrement scrutées par les marchés, les partenaires techniques et financiers, ainsi que par les populations de la sous-région, dans un contexte où les marges de manœuvre économiques restent limitées.
Danielle N.



