Wilson Jonte, l’homme qui reprend les rênes de BAO Cash & Carry au Cameroun

Certaines dates ne marquent pas une fin, mais un passage. Le 31 décembre 2025 s’inscrit comme l’un de ces moments charnières dans le parcours de Wilson Jonte, cadre dirigeant de la grande distribution devenu entrepreneur. À travers un message publié sur LinkedIn, le Camerounais annonce un tournant majeur : la fin de son aventure comme collaborateur du groupe Casino et le début d’un nouveau chapitre en tant qu’entrepreneur et partenaire local. Un changement de posture assumé, mûri et symbolique, qui intervient au moment même où le groupe français officialise la cession de sa filiale camerounaise 3C Cameroun, exploitant la chaîne BAO Cash & Carry.
Une trajectoire bâtie sur l’exigence et la confiance
Entré au sein du groupe Casino en 2017, Wilson Jonte construit son parcours au cœur de la filiale 3C Cameroun, opérateur de la chaîne BAO Cash & Carry. Il y occupe successivement les fonctions de directeur financier, de directeur administratif et financier (DAF), avant d’être nommé directeur général délégué.
Ces responsabilités successives l’amènent à piloter des environnements complexes, à gérer la performance financière et à accompagner le développement d’un modèle de distribution à bas prix sur un marché sous contraintes. Une expérience marquée par « l’exigence, l’apprentissage et les responsabilités partagées », selon ses propres mots.
Une formation d’excellence et une solide expertise financière
Diplômé d’HEC Paris, Wilson Jonte cumule près de quinze années d’expérience dans les métiers de la finance et de la comptabilité. Avant son retour au Cameroun, il fait ses armes au sein de multinationales de premier plan, notamment Cdiscount, autre entité du groupe Casino, où il affine sa maîtrise des standards internationaux de gestion, de contrôle et de performance.
Cette double culture — rigueur financière et compréhension des réalités opérationnelles africaines — constitue aujourd’hui l’un de ses principaux atouts.
Le passage à l’entrepreneuriat : une continuité assumée
Le même 31 décembre 2025, le groupe Casino officialise la cession définitive de 3C Cameroun, qui exploite sept points de vente BAO Cash & Carry. Si les détails financiers de l’opération ne sont pas rendus publics, le groupe précise que le repreneur est un opérateur local : 2S Retail, une société nouvellement créée et dirigée par Wilson Jonte. Un passage de relais symbolique, qui illustre la nouvelle stratégie de Casino, fondée sur le développement de ses marques à l’international via des partenariats locaux, mais aussi la montée en puissance de dirigeants africains capables de reprendre des actifs structurants.
Pour Wilson Jonte, ce changement de statut est avant tout un changement de posture. « Je termine mon aventure en tant que collaborateur… et j’entre dans une nouvelle aventure comme entrepreneur et partenaire », confie-t-il, insistant sur la continuité plutôt que sur la rupture.
Une vision fondée sur l’engagement et la création de valeur
Désormais à la tête de 2S Retail, le nouveau dirigeant affiche une ambition claire : poursuivre l’histoire de BAO Cash & Carry dans un esprit de continuité, d’engagement et de création de valeur durable pour les équipes, les partenaires et le marché.
Son message de fin d’année, adressé avec sobriété et responsabilité, reflète une vision managériale ancrée dans le sens, la confiance et la transmission. Une posture qui le place parmi cette nouvelle génération de leaders africains, capables de transformer une carrière de cadre dirigeant en projet entrepreneurial structurant.
Un leadership à l’épreuve du terrain
À la croisée des chemins, Wilson Jonte incarne un profil rare : celui d’un financier formé à l’excellence internationale, devenu entrepreneur par conviction, et résolu à inscrire son action dans la durée. La suite de son parcours s’écrira désormais au rythme des défis du retail camerounais, avec une détermination intacte et une ambition assumée : bâtir des modèles solides, responsables et résilients, au service de l’économie locale.
Danielle N.



