Les fondateurs, chefs d’entreprises et cadres inspirantsSénégalSuccess Stories

De Dakar aux Nations Unies : comment Sokhna Diarra Diouf bâtit la place de l’Afrique dans la gouvernance mondiale de l’IA

À 17 ans, elle quitte Dakar avec une valise, un rêve et une conviction : la technologie peut transformer des vies. Des années plus tard, cette jeune Sénégalaise siège dans les plus grandes enceintes internationales consacrées à l’intelligence artificielle, de l’UNESCO aux Nations Unies, en passant par VivaTech et l’AI for Good Global Summit. Entre-temps, elle est devenue ingénieure, experte en data, entrepreneure et l’une des voix africaines les plus engagées sur les questions de gouvernance de l’IA. Son nom : Sokhna Diarra Diouf.

L’excellence comme point de départ

Brillante élève, elle décroche un baccalauréat scientifique S1 avec mention avant d’être admise en classe préparatoire en France. Elle réussit ensuite les concours de CentraleSupélec et poursuit son parcours à l’École nationale supérieure de l’électronique et de ses applications (ENSEA), l’une des écoles d’ingénieurs les plus réputées de France dans les domaines de l’électronique, de l’informatique et des systèmes de données.

Mais pour Sokhna Diarra Diouf, l’objectif n’a jamais été d’accumuler des diplômes. Elle veut comprendre comment les données peuvent influencer les décisions, transformer les organisations et créer de nouvelles opportunités pour l’Afrique.

De L’Oréal à l’intelligence artificielle de pointe

Diplômée, elle se spécialise dans la data analytics et la business intelligence. Au fil des années, elle participe à des projets stratégiques au sein de multinationales telles que L’Oréal, Saint-Gobain ou encore SNCF Réseau.

Chez Devoteam Data Driven, elle gravit rapidement les échelons, passant de Data Analyst à Senior Data Analytics Engineer en seulement quelques années. Certifiée Microsoft Power BI (PL-300), elle conçoit et pilote plus de 60 tableaux de bord décisionnels destinés aux directions financières, marketing, commerciales et logistiques de grands groupes internationaux. Son expertise la conduit également à collaborer avec Anthropic AI, le laboratoire américain à l’origine de Claude, l’un des systèmes d’intelligence artificielle les plus avancés au monde. Mais alors que sa carrière prend son envol en Europe, son regard reste tourné vers l’Afrique.

Construire des ponts entre l’Afrique et le monde

« L’Afrique a toute sa place dans les grandes discussions sur la gouvernance de l’intelligence artificielle. » Cette conviction devient le fil conducteur de son engagement.

Pendant plusieurs années, Sokhna représente le Sénégal comme Youth Delegate auprès de l’African Leaders Factory Initiative basée à New York. Son objectif est clair : faire entendre la voix d’un continent dont plus de la moitié de la population a moins de 25 ans et dont l’avenir sera profondément influencé par les technologies émergentes.

Ses prises de parole lui ouvrent les portes des plus grandes plateformes internationales : UNESCO, Sommet du Futur des Nations Unies, AI Governance Summit, AI for Good Global Summit et VivaTech Paris. Partout, elle défend la même idée : l’intelligence artificielle ne peut être gouvernée sans l’Afrique.

Un mouvement pour les femmes africaines dans la tech

En février 2025, lors de la Journée internationale des femmes et des filles de science à l’UNESCO, une rencontre va accélérer son parcours. Elle échange avec Ayumi Moore Aoki, fondatrice de Women in Tech Global, la plus grande communauté mondiale de femmes dans les technologies.

Impressionnée par sa vision et son engagement, l’organisation l’intègre à son réseau international de jeunes leaders. Quelques mois plus tard, Sokhna décide de lancer, avec plusieurs partenaires sénégalaises, le chapitre national de Women in Tech Sénégal. L’initiative démarre officiellement fin 2025.

Depuis, l’organisation multiplie les programmes, les formations et les événements destinés à encourager les jeunes filles et les femmes à embrasser des carrières dans le numérique, la data et l’intelligence artificielle.

L’ambition est immense : contribuer à impacter plusieurs millions de femmes africaines d’ici 2030.

SENPASSIA : l’Afrique au cœur de la gouvernance de l’IA

En juin 2026, Sokhna franchit une nouvelle étape entrepreneuriale en créant SENPASSIA. Présentée comme la première agence reliant l’Afrique au reste du monde sur les questions de gouvernance de l’intelligence artificielle, la structure accompagne entreprises, startups et institutions dans leur stratégie IA.

À travers SENPASSIA, elle souhaite créer des passerelles entre les décideurs africains, les innovateurs, les chercheurs et les organisations internationales. Une mission qui résume parfaitement sa vision : faire de l’intelligence artificielle un levier de transformation économique et sociale conçu avec l’Afrique, et non pour l’Afrique.

La génération qui refuse d’attendre

Sokhna Diarra Diouf appartient à cette nouvelle génération de leaders africains qui ne demandent plus une place à la table des décisions mondiales. Ils la construisent. Elle incarne une Afrique qui participe désormais aux débats stratégiques sur les technologies du futur.

Sa devise pourrait tenir en quelques mots : « Data. AI. Impact. From Africa, for the world. » Car pour elle, l’avenir de l’intelligence artificielle ne se jouera pas seulement dans les laboratoires de la Silicon Valley ou les centres de recherche européens. Il se construira aussi à Dakar, Lagos, Nairobi, Kigali et dans toutes les villes africaines où une nouvelle génération refuse de considérer l’innovation comme une destination lointaine. Elle a choisi d’en être l’une des architectes.

Danielle N.

Bienvenue sur The Africa Business Index 👋

Votre source incontournable pour les dernières actualités, tendances et histoires fascinantes en entrepreneuriat!

Contactez-nous dès à présent

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
error: