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De Foundiougne au MIT : Awa Ndiaye, 17 ans, symbole d’une jeunesse sénégalaise qui vise l’excellence

Credit Photo : ettu

À 17 ans, Awa Ndiaye, bachelière de la série S1 du Lycée d’excellence de Diourbel, s’apprête à rejoindre le Massachusetts Institute of Technology (MIT), aux États-Unis. Originaire de Foundiougne, passée par les Olympiades nationales puis par une compétition internationale de robotique à Genève, elle incarne, en cette Journée internationale de la fille, le potentiel d’une jeunesse sénégalaise qui innove et vise l’excellence.

Selon les informations communiquées par Force-N et le ministère de l’Éducation nationale du Sénégal à l’occasion de la Journée internationale de la fille, Awa Ndiaye est originaire de Foundiougne, dans le centre-ouest du Sénégal. Elle a poursuivi sa scolarité au Lycée d’excellence de Diourbel, l’un des établissements publics qui accueillent les élèves les plus prometteurs du pays.

Toujours selon ces mêmes sources, elle y a obtenu son baccalauréat en série S1, la filière scientifique la plus exigeante du système sénégalais, axée sur les mathématiques et les sciences physiques, et intègre désormais le MIT, régulièrement classé parmi les meilleures universités du monde.

La robotique comme tremplin

Selon Force-N et le ministère de l’Éducation nationale, Awa Ndiaye s’est fait remarquer aux Olympiades nationales avant le MIT. Cette réussite lui a ouvert les portes de Genève, où elle a représenté le Sénégal au Robotics for Good Youth Challenge.

Selon la présentation officielle de la compétition, cette initiative a été lancée en 2024 par l’Union internationale des télécommunications (UIT), agence des Nations unies, pour rendre l’éducation à l’intelligence artificielle et à la robotique plus accessible. Elle invite des élèves de 10 à 18 ans à concevoir des robots qui répondent à des problèmes concrets.

Sa finale se tient chaque année à Genève, dans le cadre du sommet mondial AI for Good. Selon l’UIT, qui a présenté l’édition 2026 en juin 2026, la finale a réuni environ 250 élèves venus d’une cinquantaine de pays. Analyse de la rédaction : y défendre les couleurs de son pays, c’est se mesurer à l’élite mondiale de la robotique scolaire.

Investir dans les filles, investir dans l’avenir

Le parcours d’Awa Ndiaye prend un relief particulier en cette Journée internationale de la fille, célébrée chaque 11 octobre. Il montre ce que peut produire un système éducatif public lorsqu’il repère les talents, qu’ils viennent de Dakar ou de Foundiougne, et leur donne les moyens de se mesurer au reste du monde.

Il rappelle aussi un enjeu économique. Les métiers de la robotique, de l’intelligence artificielle et de l’ingénierie façonneront les économies africaines de demain. Ouvrir ces filières aux filles, par des lycées d’excellence, des compétitions et des programmes de formation au numérique, c’est élargir le vivier de celles et ceux qui les inventeront.

Reste à transformer ces réussites individuelles en mouvement collectif. L’histoire d’Awa Ndiaye ne vaut pas seulement par son admission au MIT ; elle vaut par les vocations qu’elle peut susciter chez d’autres jeunes filles sénégalaises.

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